La collecte de fonds n’est jamais une science exacte. Si de nombreuses stratégies sont présentées comme des « pratiques exemplaires universelles », la réalité est que la géographie, les politiques et la culture jouent un rôle majeur dans la réussite ou l’échec d’une campagne.

Au Canada, les organismes à but non lucratif évoluent dans un contexte de collecte de fonds particulier, façonné par des réglementations spécifiques, des comportements de dons régionaux et des attentes changeantes des donateurs. Ces facteurs engendrent des défis souvent sous-estimés, surtout lorsque les organismes s’appuient sur des stratégies conçues pour d’autres marchés.

Pour les organismes à but non lucratif canadiens qui cherchent à accroître leur impact de façon durable, l’expertise en matière de collecte de fonds locale n’est pas un simple atout, elle est essentielle.

  1. Les lois sur la collecte de fonds et les règles fiscales sont complexes et typiquement canadiennes.

Les organismes de bienfaisance canadiens opèrent selon des cadres juridiques et réglementaires qui diffèrent considérablement de ceux des États-Unis et d’autres pays. Ces différences ont des répercussions sur tous les aspects de leur fonctionnement, de la reconnaissance des dons à la façon dont les donateurs peuvent être contactés.

L’Agence du revenu du Canada (ARC) applique des règles strictes en matière de reçus fiscaux, de dons admissibles et de gestion des données des donateurs. Parallèlement, la Loi canadienne Anti-Pourriel (LCAP) encadre strictement l’utilisation du courriel et des moyens de communication numériques sans consentement explicite.

En plus des exigences fédérales, des règlements provinciaux peuvent s’appliquer à des activités telles que les tombolas, les loteries et les jeux de bienfaisance.

Pourquoi c’est important :
Les stratégies de collecte de fonds destinées à un public international peuvent, par inadvertance, négliger les exigences de conformité. Cela expose non seulement les organisations à des risques, mais peut également limiter leur potentiel de collecte de fonds si les campagnes sont trop prudentes ou mal structurées.

  1. Les tendances en matière de dons varient considérablement d’une région à l’autre.

Le paysage philanthropique canadien est façonné par la diversité régionale. Les habitudes de dons varient selon la province, la taille de la communauté, la langue et le contexte culturel.

Par exemple :

  • Les résidents du Canada atlantique ont tendance à donner davantage, tandis que le Québec a historiquement connu une participation plus faible aux dons de bienfaisance traditionnels.
  • Les jeunes Canadiens sont plus enclins à faire des dons par le biais des médias sociaux, du financement participatif et des campagnes entre pairs, mais ils attendent de l’authenticité, de la transparence et un impact concret.
  • Les causes locales trouvent souvent un écho plus fort que les marques nationales, surtout lorsque les donateurs se sentent personnellement liés à la communauté desservie.

Pourquoi c’est important :
Sans connaissance régionale et données locales, les organisations risquent de lancer des campagnes qui semblent déconnectées, non pertinentes ou déconnectées des publics qu’elles tentent d’atteindre.

  1. Les donateurs canadiens donnent différemment

Les donateurs canadiens adoptent souvent une approche plus mesurée en matière de dons. Bien que le montant moyen des dons soit généralement plus faible, les donateurs sont souvent fidèles, guidés par des valeurs communes et constants dans leurs dons.

Les principales tendances sont les suivantes :

  • La croissance continue des dons mensuels exige une gestion rigoureuse et une communication fiable.
  • L’intérêt pour les dons planifiés est croissant, notamment chez les donateurs plus âgés, malgré l’absence de programmes structurés dans de nombreuses organisations caritatives.
  • Des dons d’entreprise qui privilégient l’impact communautaire et l’engagement des employés plutôt que la visibilité de la marque.

Les tactiques de pression intense ou les appels à l’agression émotionnelle, courants sur d’autres marchés, donnent souvent de moins bons résultats au Canada.

Pourquoi c’est important :
Les stratégies de collecte de fonds qui fonctionnent ailleurs peuvent ne pas parvenir à instaurer la confiance avec les donateurs canadiens. L’établissement de relations à long terme est beaucoup plus efficace que l’urgence à court terme.

  1. Le secteur est soumis à de réelles tensions.

Les organismes à but non lucratif canadiens sont confrontés à une pression croissante dans tous les secteurs :

  • Le nombre de donateurs diminue tandis que la demande de services continue de croître.
  • L’épuisement professionnel chez le personnel et les bénévoles est de plus en plus fréquent.
  • L’inflation, l’incertitude économique et l’évolution des priorités de financement rendent la planification à long terme plus difficile.

Pourquoi c’est important :
Les conseils génériques en matière de collecte de fonds ne tiennent pas compte des capacités limitées, des équipes surchargées ni des réalités financières incertaines. Les organismes à but non lucratif canadiens ont besoin de stratégies réalistes, flexibles et ancrées dans leurs activités quotidiennes.

Pourquoi l’expertise locale fait toute la différence

Au Canada, la collecte de fonds ne se résume pas à amasser de l’argent. Il s’agit aussi d’instaurer la confiance, de respecter la réglementation et de tisser des liens significatifs avec les communautés.

Collaborer avec des professionnels qui connaissent bien le secteur caritatif canadien permet de s’assurer que :

  • Les campagnes reflètent les valeurs locales, la langue et la culture du don.
  • L’émission des reçus fiscaux, la conformité et les communications sont conformes aux exigences de l’ARC et de la LCAP.
  • Les stratégies sont adaptées aux capacités réelles de votre organisation, et non pas à un modèle générique.

Dans un environnement complexe et en constante évolution, l’expertise locale transforme la collecte de fonds, d’un risque, en une voie durable pour un impact concret.

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Article original publié le

16 juillet 2025

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